Ailes contre ailes
On finirait presque par les regretter: les avions ont déserté notre ciel. L'aéroport de Zaventem ne voit qu'une vingtaine de vol passager par jour contre 550 en temps ordinaire. Et ce n'est pas l'activité cargo qui est maintenue normalement qui encombre notre ciel!
Et pourtant, la baisse d'activité de l'aéroport donne un surcroit de travail à une catégorie de travailleurs. En effet, le calme inhabituel des 1300 hectares que couvre l'aéroport attire les oiseaux. Et si les hommes se sont inspirés des volatiles pour concevoir leurs oiseaux de fer, la rencontre des uns et des autres n'est pas sans conséquence. Fatale pour la gent à plumes, et synonyme de dégats plus ou moins important pour les engins de métal...
Aussi il y a à Zaventem une "Birds Control Unit" qui est chargée d'effaroucher les oiseaux par des moyens tels que la diffusion d'enregistrement de cris d'oiseaux, ou de détonations par l'usage de pistolets spéciaux ou de canons à gaz. Et en ce moment, pour assurer la sécurité des rares vols ayant encore lieu à Zaventem, ils ont davantage de travail qu'en temps normal...