Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Biodiversité

  • Haren sauvage: Pic epeiche

    pic_epeiche_femelle.jpgToc, toc, toc... si vous entendez ceci, ne croyez pas nécessairement que quelqu'un vous demande la permission d'entrer... C'est peut-être un pic qui cherche à faire sortir des larves et insectes des arbres de votre jardin.

    Le pic épeiche (Dendrocopos Major) ressemble aux autres pics noirs tachetés de blanc (pic épeichette, pic mar, pic à dos blanc, etc.), mais s'en distingue par le dos bien plus sombre, le bas-ventre rouge vif et, pour ce qui concerne le mâle, une tache rouge sur la nuque. Seules deux bandes blanches bien visibles de chaque côté du dos sont présentes. La femelle est identique au mâle, à part sa nuque qui est noire. Le jeune pic épeiche a une large calotte rouge et le bas-ventre dans les tons rosés, plus clair que celui de l'adulte. Pour se maintenir à la verticale des branches qu'il parcourt, il utilise comme support des plumes spéciales de sa queue, les rectrices, qui sont rigidifiées.

    pic mâle.jpgLa langue des pics épeiches est effilée, très longue, visqueuse et pourvue de nombreux corpuscules, avec une petite extrémité plate et pointue qui est ornée de petits crochets. L'oiseau peut la projeter loin en avant. Leurs tarses sont courts et leurs doigts sont pourvus d'ongles solides et recourbés. Deux doigts sont à l'avant et deux à l'arrière, ce qui leur permet de monter facilement aux arbres tout en prenant appuis sur les plumes de leur queue, très robustes.

     

    Le pic épeiche se nourrit d'insectes, de larves sous l'écorce ou dans les bois, mais aussi de graines ligneuses et de baies. Vient parfois aux mangeoires. Par temps de neige et de gel persistants, il vient se nourrir aux boules de graines et graisse du commerce suspendues hors de l'atteinte des chats. On peut le voir aussi au mois de mai et au mois de juin, venir se nourrir aux boules de graisses du commerce, mais aussi à des plaques de graisses que l'on peut fabriquer soi-même. Recette: dans une barquette de 500 ml, résistant à la chaleur, une couche de graines de tournesol, une couche de cacahuètes décortiquées, couler 1/4 de bloc de blanc de bœuf (travailler par 4 barquettes). Une fois que la graisse commence à durcir, saupoudrer de graines de tournesol. Laisser solidifier, garder au congélateur. On décongèlera la veille de l'utilisation. Cette plaque est suspendue dans un portoir grillagé. Au printemps et en été, on a peu de mésanges ou de pinsons, mais viennent les verdiers, les sitelles, les gros becs, les pics épeiche. La graisse de bœuf ne rend pas l'oiseau obèse comme l'huile de palme. L'utilisation uniquement de cacahuètes et de graines de tournesol, empêche que l'on soit envahi par toutes sortes de plantes (blé, millet, ....).

     

    pic-en-contr-jour.jpgIl habite préférentiellement dans les boisements âgés, bocages, parcs, parfois jardins avec de vieux arbres, les haies d'arbres et les vergers.

    Le pic épeiche niche dans des cavités creusées par les deux adultes, en mars et avril. La femelle dépose 4 à 7 œufs blancs, entre la mi-mai et début juin. L'incubation dure environ 16 jours, assurée par la femelle dans la journée, et par le mâle la nuit. Les poussins sont nidicoles et sont nourris par les deux parents. Ils quittent le nid à l'âge de 18 à 21 jours.

     

  • Haren sauvage: Petit gris

    helix_aspersa_1.jpgUn cauchemar pour les jardiniers, un régal pour les gourmets. Voici comment décrire en peu de mots ce mollusque plutôt fréquent chez nous. Helix Aspersa Aspersa se rencontre dans toute l'Europe, et n'en déplaise aux français des Charentes qui voudraient se l'aproprier, ou plus près de chez nous les namurois, il est autant apprécié partout en cuisine.


    Sa coquille mesure à l'état adulte, entre 28 et 35 mm pour un poids de 7 à 15 gr, elle s'enroule généralement dans le sens des aiguilles d'une montre, les individus "sénestres" (ceux dont la coquille s'enroule dans le sens opposé) ne se rencontrent que 1 fois sur 20000 individus environ.

    Dans la nature, son repas préféré sont les feuilles d'ortie, mais nos potagers lui offrent un garde-manger très prisé.

    Comme tous les mollusques, il a besoin d'humidité, aussi, ne le voit-on sortir qu'à la nuit tombée ou après une pluie. Il hiberne mais, si l'été est particulièrement chaud et sec, il estive également. Il génère alors un opercule de mucus qui une fois durci, ferme sa coquille et le protège de la déshydratation; il peut ainsi rester inactif plusieurs semaines; dès que l'humidité revient il reprend son activité normale.

    Helix_aspersa x2.jpgIl est hermaphrodite (il a les deux sexes) toutefois, il a besoin d'un partenaire pour se reproduire, ils se fécondent mutuellement en se plaçant tête-bèche. Ils pondent peu après environ 85 oeufs dans un trou.

    Helix aspersa est sourd et quasiment aveugle mais ses tentacule sont équipés de deux «nez» (épithéliums olfactifs) très puissants. Simplement en balançant ses tentacules pour détecter les odeurs qui l’entourent, l’escargot peut repérer une cible à plus d’une centaine de mètres.

    Il est peu sensible à la pollution et accumule donc les toxiques sans en être affecté. Il est donc déconseillé de les "cueillir" pour les consommer sous peine de se voir intoxiqué, dans ce but il vaut mieux faire appel aux élevages qui se sont multipliés ces dernières années.

    Helix_aspersa-5.jpgLeurs prédateurs naturels sont le hérisson, l'orvet, certains oiseaux et des mouches qui pondent directement dans le corps du mollusque. Plutôt que d'utiliser des produits chimiques qui sont peu efficaces, les jardiniers devraient favoriser la venue des prédateurs en leur ménageant des abris dans un coin du potager.

    Le petit gris n'est pas la seule espèce d'escargot qu'on peut croiser à Haren, Helix Pomatia (le fameux escargot de "Bourgogne") est aussi présent, mais il  en a encore d'autres...

     

     

  • Haren sauvage: le rat

    rat 1.jpgNuisible pour certains, sympathique animal de compagnie pour d'autres, le rat laisse rarement indifférent.

    On rencontre chez nous principalement deux espèces: le rat noir (Rattus Rattus) et le rat brun encore appelé rat d'égout ou surmulot (Rattus Norvegicus). Comme son nom latin ne l'indique pas, ce dernier est originaire d'Asie et n'est arrivé en Europe vers 1750.

    Contrairement au surmulot qui ne dédaigne pas nager, le rat noir préfère les endroits secs, et on le trouve surtout là ou il y a du grain qui est sa nourriture de prédilection. On lui attribue les grandes épidémies de peste noire, en réalité ce sont les puces dont il est porteur qui étaient le vecteur de la maladie. Quoi qu'il en soit, là ou étaient stockées les céréales, greniers et Moulin étaient des foyers de cette terrible maladie!

    rat 3.jpgLe régime alimentaire du surmulot et plus omnivore que celui de son cousin, on pourrait même dire qu'il est calqué sur celui de l'homme (il est capable d'utiliser ses pattes avant comme des mains). C'est d'ailleurs surtout dans nos poubelles qu'il trouve sa pitance. Ce régime plus varié que celui du rat noir, a probablement contribué à la régression de ce dernier au profit du rat brun.

    Le rat d'égout a un comportement social. Il vit en groupe de vingt à deux cent individus sous la direction d'un mâle dont la suprématie peut être contestée au cours de rixes. Très intelligent, certains auteurs n'hésitent pas à dire que le jour ou l'homme disparaîtra, c'est le rat qui prendra sa place.

    Une femelle peut donner naissance à une soixantaine de petits par an, et donc pourrait compter jusqu'à 1000 descendants en une année. Mais comme souvent dans la nature, il y a une autorégulation de la population en fonction de l'abondance de nourriture; à nous d'éviter de leur servir le couvert si on veut éviter de les voir proliférer.

    rat 4.jpgSi on ne peut attribuer la peste au rat brun, il reste néanmoins un vecteur de maladies telles que la leptospirose.

    Nos chats domestiques peuvent s'y attaquer, mais face à un rat adulte en bonne santé, nos félins font rarement le poids.

    Le rat est facile à apprivoiser, et est depuis des années un compagnon fort agréable.

    Sa facilité de reproduction en a fait l'animal de laboratoire par excellence; à ce titre, il a rendu de nombreux services à l'humanité.

    Voici les deux facettes de ce petit animal.

    Service de désinfection de la ville de Bruxelles:

    02 274 16 71

    rat 2.jpg

     

  • Haren sauvage: faut il les nourrir?

    nourr 1.jpgFaut-il nourrir les oiseaux en hiver? Si en été, ils trouvent abondance de nourriture, nous évitant au passage une explosion d'insectes, nos milieux se sont considérablement appauvris et n'offrent plus guère de haies constituées d'arbustes à baies qui offraient une pitance hivernale à nos amis à plumes.

    L'idéal serait donc de replanter ces essences mais aussi des arbres fruitiers tels que des pommiers sur lesquels on ne ramasserait pas tous les fruits mûrs. Mais cette solution idéale n'est pas toujours applicable, aussi, un nourrissage est le bienvenu.

     

     

    Quand faut-il nourrir les oiseaux?

    nourr 4.jpgEn cas de gel persistant, de périodes enneigées ou de pluies continues et prolongées. Les oiseaux sont très routiniers, aussi disposez toujours la nourriture aux mêmes endroits et renouvelez-la à heure fixe.

     

    Que leur donner?

    Le commerce offre une variété de "boules" et autres "chaussettes" de nourriture prêtes à l'emploi. Il est toutefois possible de les préparer soit-même avec des graines achetée dans un commerce spécialisé, et éventuellement en les aglomérant dans du saindoux ou de la graisse à friture non utilisée. Éviter la mie de pain qui peut occasionner des troubles digestifs, parfois mortels. En cas de gel, n'oubliez pas de fournir de l'eau, dans un récipient peu profond et de préférence muni d'une grille à mailles moyennes afin d'éviter que les volatiles ne s'y baignent et gèlent par la suite.

    Ou disposer la nourriture?

    PICT0319.JPGEn hauteur (min 1,75 m), de préférence au sommet d'un piquet lisse auquel ne pourrait pas grimper un chat. Même bien nourris, nos matous conservent un instinct de prédateur. Pensez aussi à abriter la nourriture, l'humidité peut la rendre impropre. Certaines espèces préfèrent les filets aux mangeoires ou inversément. Variez donc les modes de distribution.

    PICT0960.JPG

     

  • Haren sauvage: Le renard

    renard.jpgOn lui prète la malice, et on l'a parfois associé au démon... Et pourtant il n'est pas bien terrible, même si, en taille, c'est le plus grand prédateur naturel de notre région. Vulpes vulpes pour les scientifiques, le renard est un canidé dont la mâchoire est à peine plus puissante que celle d'un gros chat.

    renard b.jpgPas de quoi nous effrayer donc, même si on lui prête la propagation de la rage (mais c'est le cas de tous les vertébrés supérieurs, oiseaux ou mammifères) ou de l'echinococcose, maladie qui semble cependant être absente de Bruxelles (par précaution, évitez toutefois de manger des baies sauvages non lavée qui ont poussées à hauteur de renard, c'est par son urine qu'elle sont contaminées). 

    Opportuniste, il s'accomode volontiers de la proximité des hommes qui l'ont pourtant chassé sans pitié. par discrétion, il est plutôt de moeurs crépusculaires ou nocturnes (mais il y a des exceptions).

    renard01.jpgIl est présent de puis toujours à Haren, et, a profité des couloirs "naturels" que constituent les talus de chemin de fer pour pénétrer en ville. On peut donc en apercevoir à présent jusqu'au centre de Bruxelles. Il faut dire qu'avec nos poubelles dans des sacs peu solides, on lui offre le couvert à heures fixes! Il m'a été donné d'assister à des conflits entre pies, corneilles, chats domestiques et renard autour  d'un sac avant sa collecte... Et le gagnant n'était pas nécessairement le plus gros...