Non aux barreaux à Haren
Dans leur lutte contre la mega prison, les opposants ont reçu un soutient étonnant: celui du bourgmestre (et ex-président du CPAS) de Forest. Voici sa réaction:
"Pour toutes les raisons qui nous rassemblent, je suis farouchement opposé au projet de méga-prison technologique de Haeren, paravent qui permet de fuir le débat sur la pertinence sociale économique et sécuritaire de l'enfermement, d'enterrer la remise en question de cette réponse à l'exclusion sociale.
En toute cohérence le site de la prison de Forest (que j'avais visité en 2014 et dont une prochaine visite est prévue dans une dizaine de jours) doit voir son affectation perdurer pour ne pas justifier la méga prison, qui restera un projet repoussoir dans tous les cas. Si il faut assumer cette fonction de détention (que je réprouve complètement) cela doit se faire dans le tissu urbain, principalement pour rendre les contacts avec les proches et avec les professionnels un peu moins compliqués.
A plusieurs reprises comme président de CPAS, j'ai pu exprimer et manifester une critique musclée du système carcéral belge.
Pour toutes les raisons qui nous rassemblent, je suis farouchement opposé au projet de méga-prison technologique de Haeren, paravent qui permet de fuir le débat sur la pertinence sociale économique et sécuritaire de l'enfermement, d'enterrer la remise en question de cette réponse à l'exclusion sociale.
En toute cohérence le site de la prison de Forest (que j'avais visité en 2014 et dont une prochaine visite est prévue dans une dizaine de jours) doit voir son affectation perdurer pour ne pas justifier la méga prison, qui restera un projet repoussoir dans tous les cas. Si il faut assumer cette fonction de détention (que je réprouve complètement) cela doit se faire dans le tissu urbain, principalement pour rendre les contacts avec les proches et avec les professionnels un peu moins compliqués.
La prison de Forest est particulièrement vétuste. Des travaux de rénovation doivent donc être engagés pour garantir de moins mauvaises conditions de détention. Je n'hésiterai pas à prendre les mesures qui s'imposeraient sur l'insalubrité des lieux par la limitation du nombre de places en mesurant l'impact que cela aurait sur le bien-être des détenus, la qualité de l'accompagnement, la sécurité de tous, ...
Je souhaite et me positionnerai clairement face au fédéral pour que le débat puisse s'ouvrir sur des alternatives ; la création de nouvelles unités qui auraient pour objectif la réintégration des justiciables, le soin des pathologies de santé physique et mentale, l'accompagnement des
et par les familles, ...
Concrètement, j'assume volontiers ma part dans ces décisions. Je souhaite qu'un prochain gouvernement régional mettra en échec le projet de méga prison à Haeren, et qu'un prochain gouvernement fédéral se donnera la liberté de remettre en question l'enfermement, son inflation et son durcissement quand tout démontre ses impasses sur le plan social, économique, en matière de droits humains, et même d'un point de vue environnemental par la destruction d'espaces verts."
A noter que ce mardi, le Conseil d'Etat doit débattre sur l'attribution des permis d'urbanisme et d'environnement pour la prison de Haren.



Comme nous le rappellent chaque premier jeudi du mois midi les essais de sirène, Haren est concerné. Plusieurs entreprises sont considérées comme haut risque. Il s’agit de dépôts de carburant le long du canal (chaussée de Vilvorde) mais aussi d’une entreprise qui stocke des produits chimiques toxiques boulevard de la Woluwe Machelen.
En cas d’alerte, si une mesure de confinement suffit, cela ne devrait pas poser trop de problème dans le pénitencier ; tout au plus cela pourrait être gênant lors de la relève du personnel. Mais si le risque est plus important et qu’une évacuation est nécessaire, il serait douteux que les autorités aient les moyens d’évacuer rapidement 1190 prisonniers (plus le personnel) alors que déjà maintenant certains transferts planifiés ne peuvent même pas être assurés. Et puis il faudra bien les caser quelque part… Et si on les laisse sur place, cela pourrait faire de la prison une immense chambre gaz. La ligne verte du Keelbeek deviendrait alors un couloir de la mort. Les mauvaises langues diront que cela apporterait une solution au problème de surpopulation carcérale.





