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Haren - Page 17

  • Recette d'ici: POELINK (anguilles au vert)

    IMG_0556.JPGCe fut un met très populaire, malheureusement, de plus en plus rare sur nos tables. Il est vrai que la préparation peut rebuter les plus pressés, et que les anguilles, autrefois abondantes, sont devenues un poisson plutôt cher.

    INGREDIENTS: Compter l'équivalent de 150 gr d'anguille par personne, faites les dépiauter et nettoyer par votre poissonnier. Pour les herbes, je vous laisse apprécier les proportions en fonction de ce que vous trouverez et de votre goût. Voici ce que j'y met: échalotte, persil plat, cerfeuil, oseille, citronnelle, sauge, cresson. Prévoir en plus du beurre, sel, poivre et le jus d'un citron, fécule de pomme de terre.

    Hachez l'échalottes et les herbes. Faites fondre du beurre dans une cocotte, et faites-y suer les herbes. (N'hésitez pas à remplir votre cocotte d'herbes, vous verrez, dès qu'elles commencent à suer, tout retombe).

    Débitez les anguilles en tronçons de +/- 6 cm et disposez-les dans la cocotte. Salez et poivrez puis mouillez à hauteur. Laissez cuire à feu moyen une dizaine de minutes (en fonction de la taille de vos anguilles). Retirez les morceaux d'anguille, et réservez-les.

    Diluez trois ou quatre cuillères à café de fécule de pomme de terre dans un peu d'eau et versez ce mélange dans la cocotte. Portez à frémissement en mélangeant au fouet, puis baissez le feu, ajoutez quelques noix de beurre et le jus d'un citron. Rectifiez l'assaisonement si nécessaire.

    Remettre les tronçons d'anguille dans la cocotte quelques minutes pour les réchauffer et servez accompagné de frites "maison".

    Vous pouvez aussi déguster ce plat froid.

    Bon appétit!

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  • Petite histoire de Haren (VII) !

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    Nous n'en avons pas encore fini avec l'histoire notre village, quelques publications seront encore nécessaires pour en venir à bout (du moins telle que rapportée par Alphonse Wauters en 1855):

    harhis07b.jpg"L'évêque Philippe-Erard Vandernoot a légué aux pauvres de Haeren, le 17 septembre 1718, six petites maisons, qui devaient être données à autant de ménages pauvres, à charge de payer seulement, par trimestre, un loyer d'un florin, pour chaque maison. C'était le curé du village et le locataire de la ferme Cortenbach, et, en cas de dissentiment entre eux, le possesseur de cette ferme, qui accordaient le droit d'occuper cez maisons. Quand les deux conjoints, habitant l'une d'elle, étaients morts tous les deux, leurs enfants devaient en sortir et aller ailleurs gagner leur vie. Un incendie a réduit en cendres ce peit hospice, dans la nuit du 3 au 4 mai 1839.

    Le greffe échevinal de Haeren possède une série de régistres aux ad-héritances pour les années 1557 à 1577 et 1626 à 1795; des rôles qui commencent en 1647; un manuel des biens de l'église et des pauvres, datant de 1621; un régistre des biens appartenant à l'église, formé en 1716. L'abbaye d'Afflighem avait à Haeren une cour censale, dont les tenanciers jurés, faute de sceau commun, faisaient sceller leurs actes par les échevins du village (26 avril 1564).

    L'église de Sainte-Elisabeth à Haeren avait pour patron de chapitre de Saint-Gudule à Bruxelles, auquel le duc Henri 1er, en 1224, et l'échevin de Bruxelles, Guillaume Pipenpoy, en 1230, donnèrent les dîmes qu'ils possédaient en cet endroit. Dès le commencement du douzième siècle, Everwyn de Schaerbeke, y avait donné un dîme à l'hospice des Douze-Apôtres (depuis de Sainte-Gertrude), à Bruxelles; de temps immémorial, le chapitre de Saint-Vincent à Soignies en prélevait une autre, qu'il abandonna ensuite, en partie au curé du lieu, et en partie au curé d'Evere.

    Vers l'an 1300, les revenus du personnat comprenaient: quatorze bonniers de terres, dont le produit se partageait par moitié entre la personne et celui qui exploitait ce bien, Guillaume, fils de Pierre; deux héritages situés, l'un à Haeren, l'autre à Dieghem; 60 bonniers de bois, ou la personne avait un tiers du produit, dont elle cédait une partie au curé; la petite dîme du village, dont le curé recevait la moitié, et la dîme de dix bonniers qui, après avoir été cultivés, furent convertis en près et dont ne voulut plus payer la dîme. Il y avait dans l'église une chapellinie des Ames (dès l'année 1265), et une chapellinie de Sainte-Elisabeth; celle-ci, dont le possesseur devait célébre la messe trois fois par semaine, fut annexée, avec la matricularia de Haeren, au chapitre des petits chanoines de Sainte-Gudule, en vertu de bulles des papes Eugène IV et Nicolas V, datées du 23 octobre 1445 et du 9 septembe 1447.

    à suivre

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    ANTE GLADIUM ALII LEVITATE PENNA ET HUMOREM

     

  • Brusseleir non peut être (V)

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    De l'Hôtel de Ville au stade d'Anderlecht, pour bien se faire comprendre il faut connaître ce qui suit:

     

    • Ablador: femme bavarde, mythomane
    • Babbelderaa: bavardage
    • Cartache: grosse bille
    • Deer: couteux
    • Effenaf: immédiatement
    • Feizele: chuchoter
    • Gebestekop: tête pressée
    • Hanne: main
    • Inshkke: avaler
    • Jatte: verre de bière
    • Kader: cadre
    • Lammekezoot: bon caractère et naïf
    • Maen: mon, ma, mes
    • : évidemment
    • Oechepot: plat mijoté, capharnaüm
    • Painch: boudin
    • Rammele: donner une bonne correction
    • Saloe: salade
    • Talûr: assiette
    • Uksel: démangéson
    • Vaïeghekabass: chapeau démodé
    • Waïen: vin
    • Zak: poche

     

    Alleï, salut en de kost!

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    ANTE GLADIUM ALII LEVITATE PENNA ET HUMOREM

  • Haren sauvage: Corneille

    corneille 02.jpgSouvent appelée à tort corbeau, la corneille (corvus corone corone) est plus petite que son cousin, absent de nos régions.

     

    Elle est relativement fréquente, tant en milieu rural qu'en ville. Son régime alimentaire, omnivore avec une préférence pour les charognes, contribue à sa large distribution.

     

    corneille 03.jpgEst-ce sa couleur noire qui lui donne une mauvaise réputation? Toujours est-il que pour certains, elle véhicule les âmes des morts. Dans d'autres civilisations, elles sont perçues comme des oiseaux de bonnes augures. Chez nous, elles sont souvent associées à la sorcellerie (couleur noire?).

    Elles se sont bien adaptées à la présence humaine, profitant largement de nos fragiles sacs-poubelles qu'elles se disputent avec les renards, les pies et les chats domestiques.

    corneille nid.jpgAdulte, elle vit en couple et est plutôt territoriale. Elle niche au sommet de grands arbres dans un nid constitué de branchages. Elle nidifie de mars à juin et peut pondre jusqu'à 6 oeufs (mais il est rare que tous arrivent à maturité).

    Sa longévité est estimée à une vingtaine d'années.

    Comme tous les corvidés, la corneille est une aussi bonne imitatrice qu'un perroquet. J'ai déjà eu l'occasion de voir des spécimens apprivoisés qui "parlaient" aussi bien qu'un "gris du Gabon"!

  • Recette d'ici: Oeufs Meulemeester (aux crevettes grises et à la blanche)

    IMG_0465.JPGC'est bien un personnage du Mariage de mademoiselle Beullemans qui a donné son nom à cette entrée. Un peu longue mais aussi simple à réaliser que de cuire un oeuf.

    Ingrédients: 4 oeufs frais, 125 gr de crevettes grises décortiquées, 10 cl de crême fraîche, 25 gr de fromage rapé (emmenthal), 20 gr de beurre, 25 cl de bière blanche, 1 cuillère à soupe de moutarde de Gand (ou de Dijon), 1 cuillère à soupe de cerfeuil haché, sel et poivre.

    Faites cuire trois des oeufs "dur" et refroidissez-les sous de l'eau froide.

    Dans un poêlon, faites chauffer légèrement la blanche pour faire évaporer l'alcool. Coupez le feu et laissez-y macérer les crevettes pendant environ une heure.

    Passez au chinois, réservez crevettes et bière séparément. Dans un poêlon, faire fondre le beurre, versez-y la bière et faites réduire de trois-quart. Ajoutez la crème, et la moutarde, laissez encore réduire.

    Pendant ce temps, écalez les oeufs durs et coupez-les en rondelles. Beurrez des ramequins, répartissez-y les rondelles d'oeufs et les crevettes.

    Sous la sauce, coupez le feu, ajoutez un jaune d'oeuf en mélangeant bien, ajoutez le cerfeuil puis goûtez pour rectifier l'assaisonement.

    Versez la sauce dans les ramequins puis saupoudrez de fromage rapé.

    Faites gratiner sous le grill du four et servez sans attendre accompagné de pain.

     

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    Bon appétit!

     

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