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Histoire - Page 20

  • Derniers jours pour l'expo SABENA

     

     

    13.jpgIl ne vous reste que jusqu'à ce dimanche 26 février pour visiter l'expo SABENA qui se tient aux Musées Royaux d'Art et d'Histoire au Cinquantenaire. Quel rapport avec Haren me demanderez-vous? Pour ceux qui l'ignorent, la SABENA est née à Haren en 1923.

    Et oui, Haren et l'aviation est une longue histoire d'amour/haine!

    Cette magnifique exposition, outre son aspect nostalgique pour un ex-fleuron de la Belgique, présente une riche iconographie qui nous permet entre autre de voir l'aerodrome de Haren au temps de sa splendeur.

    L'exposition est accessible en semaine de 9 heures 30 à 17 heures et de 10 heures à 17 heures les samedi et dimanche (la billetterie ferme à 16 heures). Le prix d'entrée est fixé à 8€ par adulte. Elle se tient aux Musées Royaux d'Art et d'Histoire au Cinquantenaire (pas au musée de l'armée)

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     A relire: Haren et l'Aviation  en cliquant ici

  • Ecoles publiques, mixité et bilinguisme

     

     

    ardoise-Lot-craie-2-_2011-01-24--14-01-12.jpgLes plus anciens s'en souviennent peut-être, il fut un temps ou l'enseignement était dispensé dans les deux langues dans les deux écoles de la Ville de Bruxelles que compte Haren. Les instituteurs devaient donc être parfaits bilingues.

    Mais si la mixité linguistique était pratiquée dans ces établissements jusque vers la fin des années cinquante, filles et garçons ne fréquentaient pas le même établissement. L'école rue de la paroisse était réservée aux filles tandis que l'actuelle Harenheydeschool, rue de Verdun, accueillait les garçons.

    Progressivement, les classes ont été scindées par rôle linguistique pour arriver en 1963 à la division des deux écoles, l'école "des filles" acceuillant les élèves francophones des deux sexes, l'école "des garçons" faisant de même avec les élèves néerlandophones.

    001.jpgConséquences de l'application des premières lois sur l'emploi des langues, l'école francophone de Haren a vu alors un afflux d'enfants habitant les communes de la périphérie. La Ville de Bruxelles organisa alors avec la STIB des bus de ramassages qui tous les matins allait chercher des élèves à Vilvorde, Machelen et Diegem pour les ramener le soir. Cette disposition resta en vigueur jusque dans les années septante.

    L'école paroissiale, lontemps tenue par des religieuses qui avaient leur couvent dans l'enceinte de l'établissement, l'enseignement se donnait dans des classes séparées pour les deux langues.

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    Si aujourd'hui, vous passez près d'une des deux écoles flamandes de Haren au moment de la sortie des classes, vous entendrez très souvent parler français. En effet, comme dans la plupart des établissements bruxellois de la Vlaamsegemeentschap, nombreux sont les parents francophones qui y inscrivent leurs enfants afin d'en faire de parfaits bilingues. 

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  • Histoire et patrimoine, sujets publiés en 2011

    Voici la liste des sujets publiés sur ce blog dans les catégories Histoire et Patrimoine en 2011. Pour accéder à la page concernée, cliquez sur le titre de la note.

    rues.jpg01 10 2011 Toponymie des rues de Haren

     

     

     

    chicon.jpg05 10 2011 Chicon et Haren, une vieille histoire

     

     

     

    aviation.jpg19 10 2011 Haren et l'aviation

     

     

     

    chemin de fer.jpg24 10 2011 Le chemin de fer à Haren

     

     

     

    buda.jpg31 10 2011 Pourquoi un quartier de Haren se nomme-t-il Buda?

     

     

     

    CFI.jpg07 11 2011 Le chemin de fer industriel de Haren

     

     

     

    eglise.jpg14 11 2011 L'église Sainte Elisabeth de Haren

     

     

     

     

    ter elst.jpg22 11 2011 Le domaine Ter Elst, dit le château du Marquis d'Assche

     

     

     

    upl.jpg30 11 2011 La plus grande usine de papiers peints au Monde

     

     

     

    XIX.jpg06 12 2011 Haren au XIXe siècle

     

     

     

    castrum.jpg12 12 2011 La ferme du Castrum

     

     

     

    etymologie.jpg19 12 2011 Etymologie de Haren

     

     

     

    rurale.jpg27 12 2011 Architecture rurale à Haren

     

  • Etymologie de Haren

    Haren sat bis bleu jaune.jpgContrairement à ce que certains voudraient croire, le nom du village de Haren ne vient pas de "cheveux" en Néerlandais. En fait plusieurs auteurs en donnent des origines différentes.

    -Le radical "har", dans le Nord, désigne un tertre, une éminence de médiocre hauteur. Les autels de pierres supperposées et entourées d'arbres étaient nommés "harah" chez Francs. Les Har, Haren, désigneraient donc des endroits sacrés comme Herstal (jadis Haristallum).

    -D'après Förstermann, "Har", au pluriel "Harun", désigne un endroit pierreux ce qui est le cas de Haren puisque plusieurs carrières de pierres (zavel steen) y ont été exploitées depuis l'Antiquité. C'est cette dernière explication qui retient notre attention.

    Enfin, on trouve dans certains textes l'orthographe H A E R E N; l'ajout du "e" derrière le "a" semble être une francisation du nom tout comme pour Schaerbeek/Schaarbeek. 

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  • La ferme du Castrum

    005.jpgUn autre bâtiment emblématique de Haren est sans conteste la ferme dite du Castrum. Il en est fait mention pour la première fois dans un document de 1322 (castrum apud Haren). Au XIVe siècle le bien appartenait à la famille de Hertoghe puis passe aux différents seigneurs de Haren. Ainsi, alors qu'elle dépend du château de Cortenbach (elle est alors appelée hoeve van Cortenbach), la ferme appartient à la famille van der Noot vers le milieu du XVIe siècle avant d'être rattachée au domaine Ter Elst lorsque celui-ci est acquis par cette famille.

    004.jpgSi l'ensemble nous paraît cohérent, les différentes parties qui la constituent datent d'époques différentes. La partie la plus ancienne est la tour porche, qui comptait auparavant un étage supplémentaire qui a été démoli probablement suite à un incendie au XVIIIe siècle. Comme le montre cette gravure de 1711, la ferme s'est organisée en carré autour d'une cour. Il semblerait que les ailes sud et ouest ont été démolies entre 1810 et 1830.

    003.jpgL'aile attachée à la tour daterait du XVe siècle, l'autre aile a probablement été construite dans la première moitié du XVIIIe siècle. Il est quasi certains que la plupart des fenêtres percées dans le bâtiment ne sont pas d'origine et auraient été faites lors de la réorganisation et réaffectation des locaux suite à la démolition des ailes sud et ouest.

    La ferme a été occupée par des agriculteurs jusque dans les années 70, puis, après avoir été laissée à l'abandon, elle a été acquise par des particuliers qui en ont entrepris la restauration. La ferme a été classée comme monument en 1988, les prairies qui l'entourent (le triangle délimité par la rue du Pré aux Oies, la rue Klesper et la gare de formation) ont été classées en 1996 comme site semi-naturel; elles représentent de précieux vestiges des prairies humides telles qu'on en rencontrait dans le bassin de la Senne. On y trouve une végétation spécifique à ce genre de milieu.

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