Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Biodiversité - Page 9

  • Grenouille rousse, faune de Haren

    grenouille 1.jpgCeux qui ont la chance d'habiter à proximité d'une mare ou d'un petit étang la connaissent bien; la grenouille rousse (Rana temporaria) est en effet avec le crapaud commun les batraciens les plus fréquents dans notre région. 

    Assez massive, elle possède un museau arrondi et des pattes robustes. Sa peau présente quelques verrues, et est brun grisâtre à roux voire rouge brique, vert ou jaunâtre, avec des marques sombres. Le ventre est clair et parfois tacheté. Une large tache sombre incluant les tympans est visible à l’arrière des yeux, et se prolonge parfois jusqu’au museau. Leur pupille est horizontale et l’iris est doré. Les adultes mesurent de 6 à 10 cm de long. Les mâles, généralement plus gris, sont un peu plus petits que les femelles et possèdent des sacs vocaux internes. Les oeufs, pondus en amas flottant, sont noirs au-dessus et blancs en dessous, et mesurent 2 ou 3 mm de diamètre. Les têtards, mesurant environ 4,5 cm, sont brun foncé à noir et ont une crête le long du corps.

     

    grenouille.jpgLa Grenouille rousse sort de sa période d’hibernation dès la fin du mois de février. Elles entament alors des migrations massives vers le site de ponte, par temps humide et lorsque les températures atteignent au moins cinq degrés pour rejoindre leur lieu de reproduction, ces grenouilles étant bien souvent fidèles à leur site d’origine. Lors de l’accouplement, le mâle s’accroche au dos de la femelle via les aisselles. Les femelles posent dans l’eau leurs œufs en amas flottant, chaque amas pouvant comporter de 700 à 4 500 œufs. Il n’y a en principe qu’une ponte ou un amas d’œufs pondus par femelle. Une fois les pontes déposées, les adultes regagnent leurs quartiers d’été, souvent proches de leur lieu d’hibernation. Les œufs se développent en 2 à 4 semaines. A l’éclosion, les têtards restent d’abord en groupe près du lieu de ponte. Ils migreront ensuite au fond de l’eau avant de se disperser un peu partout dans l’étang. Leur développement jusqu’à la métamorphose s’étend sur 3 à 5 mois. Il arrive parfois que les têtards ne se métamorphosent que l’année suivante. La plupart du temps, les pontes et têtards subissent des pertes considérables, et seuls 1% à 6% des œufs donnent des petites grenouilles. Aux alentours du mois de novembre, les Grenouilles rousses entrent en hibernation, et passent l’hiver en général dans la boue au fond de l’eau ou sur la terre ferme, dans des abris humides sous des pierres, de vieux troncs, tec. Elles atteignent l’âge adulte qu’à la fin de la deuxième année. Une Grenouille rousse vit en moyenne 6 à 10 ans dans nos régions, parfois 13 ans.

    Généraliste, la Grenouille rousse se nourrit principalement de nombreux invertébrés, dont les vers de terre, les arachnides, les limaces, ainsi qu’un grand nombre d’insectes, y compris aquatiques. Les têtards mangent plutôt du zooplancton, des morceaux de plantes et d’algues, des petits invertébrés aquatiques, et également divers détritus et cadavres de petits animaux. Les jeunes grenouilles consomment des petites proies (larves d’insectes, collemboles, etc.).

    Le héron cendré est sont plus redoutable prédateur, mais aussi la couleuvre à collier (déjà observée au Poelbos à Jette, mais jamais à Haren). A ces deux prédateurs "naturels", il faut ajouter les tortues de Floride, qui relachées dans nos mares et nos étangs font de véritables ravages sur les pontes et les tétards.

     

    Grenouille02.jpg

  • Pipistrelle, faune de Haren

    pipistrelle_1.jpgC'est à la nuit tombée qu'on observe son vol en zigzag, et si à l'occasion elle n'hésite pas à voler très près des humains, que les dames se rassurent, elles ne s'accrochent jamais aux cheveux.

    La pipistrelle commune (Pipistrellus pipistrellus) est la plus petite des chauves souris européennes, et la plus fréquente en Belgique. Sont corps ne dépasse pas les 2 centimètres avec une queue d'environ 3 centimètres; son envergure atteint les 24 centimètres et son poids varie de 3,5 à 8 grammes.

     

    pipistrelle1.jpgElle est insectivore, et son régime est constitué principalement de moustiques, mais aussi de petits lepidoptères et autres insectes nocturnes. Les lampadaires et autres lampes de jardin attirant les insectes, il n'est pas rare de la voir chasser à proximité de ces sources de lumière.

     

    Sa vue est basse, et comme toutes les chauves souris, elle se dirige et repère ses proies par écholocation (ultrasons).

     

    pipistrellecavew.jpgNocturne, elle dort la journée (la tête en bas) dans un abris calme. Chez nous, faute de cavités naturelles, elle se choisit des greniers (dont le mien), ou parfois même l'arrière de volets qui ne sont plus manoeuvrés. Il existe aussi des abris artificiels (types nichoirs adaptés) qui peuvent les accueillir en été.

    Insectivore, elle est contrainte d'hiberner, ce qu'elle fait dans un lieu à température constante, mais qui peut être le même que son abris d'estive si celui-ci répond aux conditions.

     

    pipistrelle-bat-008.jpgElle atteint sa maturité sexuelle à entre 1 et 2 ans. La femelle met bas à un, parfis deux petits qui sont sevrés vers la fin du mois d'août. Sa longévité peut atteindre 17 ans!

    Chaque année, à Bruxelles et en Wallonie, est organisée un "Nuit de la Chauve Souris". Des balades guidées nocturnes vous permettent de découvrir les chiroptères. Cette année, cet événement se tiendra le 25 août. A Bruxelles, il aura lieu à Anderlecht et Auderghem (Rouge-Cloître). Malheureusement, pas au Moeraske ou au parc Walckiers comme les années précédentes. Renseignements: http://www.natagora.be/index.php?id=710

    Pipistrelle_commune.jpg

     

  • Goélands et mouettes s'installent

    Goeland argenté.jpgCertes, grâce à son avant-port situé entre le pont de Buda et le pont Van Praet, donc à Haren et Neder over Heembeek, Bruxelles se targue d'avoir un port maritime; mais de la à voir des goélands et des mouettes toute l'année...

     

     

     

     

    Goeland_argente_juv_1B_30072005_-_St_Guenole.jpgCes laridés viennent naturellement à l'intérieur des terres en hiver, pour fuir les tempêtes hivernales et trouver de la nourriture facilement, trop semble-t-il, car depuis quelques années, il semble que des populations se soient sédentarisées. La présence de nombreux juvéniles, facilement reconnaissables chez le goéland argenté (Larus argentatus) grâce à leur plumage gris moucheté, laisse penser qu'ils se reproduisent également chez nous.

     

     

    IMG_0138.JPGPour le moment, ces populations semblent se concentrer autour du canal et de la Senne, mais, peut-être les verra-t-on disputer aux pies, corneilles, renards et chats domestiques le contenu de nos sacs poubelles. Il semblerait qu'à Ostende, elles soient devenues trop envahissantes et vont importuner les touristes qui mangent en terrasse. Goélands et mouettes remplaceront-ils un jour nos pigeons?

    L'espèce la plus présente est le goéland argenté (Larus argentatus) mais j'ai aussi constaté la présence de mouettes rieuses (Chroicocephalus ridibundus).

    mouette rieuse.jpg

  • Etourneau, faune de Haren

    etourneau.jpgAllié des agriculteurs, redouté par les arboriculteurs, l'étourneau sansonnet (Sturnus vulgaris) est un passereau fréquent dans nos régions.

     S'il est apprécié par les agriculteurs, c'est parce qu'il est principalement insectivore, et il leur rend donc service. Par contre, il ne dédaigne pas complèter son régime avec des fruits et particulièrement les cerises, d'où l'ire des arboriculteurs! D'autant qu'il est très grégaire et se présente fréquemment en bandes de plusieurs centaines voire milliers d'individus. Il n'est pas rare de voir, surtout au coucher du Soleil, des nuées d'étourneaux dans un impressionnant ballet aérien. Le soir, il se choisit un dortoir, généralement un arbre, sur lequel plusieurs centaines d'individus trouvent place. etourneau vol 2.jpg

    La proximité des hommes ne l'effraie pas, aussi ces dortoirs peuvent se trouver en ville, et comme l'oiseau est bavard, je vous laisse deviner ce que la concentration de plusieurs centaines d'individus peut donner. Certaines municipalités usent donc de divers moyens d'éfarouchement, dont le recours à des rapaces pour les éloigner.

    Plus que le merle, l'étourneau est un parfait imitateur. Ainsi, j'ai eu la chance d'en héberger un (né en captivité) qui non seulement imitait parfaitement la voix humaine (mieux qu'un perroquet) mais surtout les bruits domestiques tels qu'ouvertures de portes ou sonneries de téléphones (j'ai décroché plusieurs fois alors que c'était lui qui avait "sonné").

    L'étourneau sansonnet niche dans des trous, dont il chasse volontiers d'autres espèces, ce qui peut entraîner une compétition pour les sites de nidification. Pour les lieux de nidification, en région bruxelloise, il entre en compétition directe avec l'espèce invasive que constitue la perruche à collier; comme celle-ci est très agressive, l'étourneau régresse dans notre région. 

    etourneau bis.jpg

  • Cloporte, faune de Haren

    cloporte.jpgTant son nom, que son apparence n'ont rien de glamour, pourtant, je suis certain que vous invitez volontiers ses cousins à votre table. En effet, le cloporte est un crustacé, comme le homard, la langouste les crevettes ou le crabe. Ce sont les seules espèces de crustacés (il y a plusieurs espèces de cloportes) qui ont réussi à s'affranchir complètement du milieu aquatique (il existe des espèces de crabes terrestre, mais qui doivent retourner à l'eau pour se reproduire).

    Pour pouvoir respirer à l'air libre, il a du s'adapter: ses branchies sont contenues dans des poches contenant de l'eau et fermées par une fine membrane permettant l'échange d'oxygène.

    Bien qu'à première vue cela ne semble pas évident, son corps est divisé en trois parties:

    cloprtes.jpg-la tête ou céphalon porte les organes sensoriels (yeux composés, deux paires d'antennes dont une très réduite et difficilement observable) et les pièces buccales.

    -Le thorax ou péréon est composé de 7 segments. La partie ventrale de chaque segment porte une paire de pattes marcheuses. Le cloporte possède ainsi 14 pattes, ce critère facilement observable permet de le différencier des insectes.

    -L’abdomen ou telson composé de 5 segments porte les organes respiratoires et reproducteurs.

    Certaines espèces sont capables de se rouler en boule dans un réflexe de défense.

    Le cloporte est lucifuge et habituellement nocturne. Cela le pousse à rechercher des endroits sombres et humides qu'il colonise en groupes. Il se rencontre sous les feuilles ou les écorces, dans le bois mort, dans les anfractuosités rocheuses ou dans les caves. Le cloporte est un détritiphage qui s’alimente de la matière végétale morte en décomposition. Il contribue ainsi au recyclage de la nécromasse et permet un retour plus rapide des nutriments dans le sol. Il peut aussi s'attaquer aux végétaux vivants, aux racines, aux fruits, etc., mais il ne présente pas pour autant une menace pour les cultures.

    Le cloporte vit entre 2 et 3 ans en effectuant des mues mensuelles. Il atteint sa maturité sexuelle à l'âge de 3 mois à 1 an selon les espèces. Un cloporte femelle maintient les œufs fertilisés en dessous de son corps dans une poche incubatrice appelée marsupium. Après un mois d'incubation, la mère semble alors « donner naissance » à sa progéniture.

    cloporte boule.jpg